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25 novembre 2020

Ce n'est pas Tintin s'apprê­tant ici à partir, sans Milou, vers la lune. Mais Gabriel Di Domenico, le "patron" d'Océamer, essayant la nouvelle com­binaison spéciale étanche per­mettant aux plongeurs de sa société de s'enfoncer sans dommage dans des milieux particulièrement hostiles -­stations d'épuration, fosses septiques et autres barrages aux eaux douteuses...

De fait, cet autodidacte de la mer de 42 ans, qui fit ses pre­mières armes sous l'eau en pê­chant oursins, violets et co­raux avant de devenir plon­geur puis pilote des submersi­bles de COMEX, s'est fait dé­sormais une spécialité de tous les travaux sous-marins au­tres que pétroliers. Et de Men­ton à Perpignan, en passant par les lacs d'Annecy ou de Serre-Ponçon, les quatre so­ciétés qu'il a créées ou reprises depuis 1982 se sont peu à peu imposées comme les leaders économiques régionaux dans leur domaine.

A preuve la première mon­diale réussie par ses plon­geurs, en 85 dans le barrage de Carcès (Var) : 37 mètres de soudure sous-marine pour changer une vanne déficiente. A preuve, encore, le contrat si­gné récemment avec la 6ème Flotte américaine pour l'en­semble des bâtiments faisant escale en Méditerranée fran­çaise : comme le "Fairfax", le "Charleston" ou le "Trenton" récemment, ceux-là verront désormais leurs coques con­trôlées, carénées ou brossées par les plongeurs d'Océamer qui vont, par ailleurs, partir aussi du côté d'Annecy d'ici un mois. Mission : installer, sur le barrage de St Jorioz, un écran anti-clapot, sorte de barrière d'acier plantée sur pieds au fond du lac, suivant le brevet déposé par lui autre marseil­lais, Jean-Louis Somnier...

Autodidacte

Or rouge

La devise de Gabriel Di Do­menico : "je fonce donc je suis!" Pour autant, cet intaris­sable conteur qui déteste les palabres et n'aime rien autant que l'efficacité, n'en oublie pas ses premières amours. Et pour "La bride sur le cou" de FR3, cet après-midi, il parlera de ce corail que son épouse vend dans leur boutique du port de Cassis. De cet "or rouge" qu'il pêcha naguère à travers le monde. Du côté de St Tropez, certes, mais aussi du Cap Vert, de la Yougoslavie, de la Tuni­sie ou du Maroc...

Vous avez dit aventure

Jean-Pierre CHANAL (La Provence)